La sécurité et le Canada, un virage plus continentaliste

No 04-18. Juillet 2004, 9 juillet 2004, Yves Bélanger (1952-2014)

Le Canada, contestant la vision développée par l’administration Bush, s’était associé en 2003 au front du refus de la guerre en Irak. Cette décision prenait appui sur une politique étrangère et sécuritaire résolument communautaire. Depuis quelques mois, et en ce lendemain des élections du 28 juin 2004, nous sommes en droit de nous interroger sur la volonté qui sera celle du gouvernement fédéral de maintenir le cap en affirmant sa différence face aux États-Unis. Dans le champ de la défense, l’heure est à l’intégration. Après la signature de nouveaux accords de coopération, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, l’armée canadienne privilégie une interopérabilité plus poussée. Jusqu’à récemment, la notion n’avait de véritable sens que dans le domaine aérospatial, afin de satisfaire aux obligations du NORAD1, mais elle prend corps maintenant au sein des forces terrestres et navales, contribuant du coup à une démarche d’unification plus achevée. Le ministère de la Défense nationale (MDN) a notamment opté pour un renouvellement de son équipement terrestre (véhicules utilitaires, canons mobiles, etc.) pour l’intégrer au complexe industriel de défense américain. Sur un plan opérationnel, l’administration ouvre de nombreuses portes aux interventions américaines en territoire canadien, notamment dans la défense côtière et en zone frontalière. Ces décisions sont justifiées par le coût qu’entraînerait le déploiement de capacités canadiennes suffisantes pour rassurer les Américains, mais il appert que ce pragmatisme s’accompagne également d’une communauté de pensée de plus en plus manifeste sur le plan politique2. La lecture canadienne des nouvelles menaces qui planent sur le monde ressemble à s’y méprendre à celle diffusée par Washington depuis 2001. Les fondements idéologiques et doctrinaires sont moins affirmés, mais les principes directeurs se confondent. (Suite dans le document joint)

Documents joints

Partenaires

Banque ScotiaMinistère des Relations internationales et de la Francophonie | Québec Faculté de science politique et de droit | UQAM

Institut d’études internationales de Montréal (IEIM)

Adresse civique

Institut d’études internationales de Montréal
Université du Québec à Montréal
400, rue Sainte-Catherine Est
Bureau A-1540, Pavillon Hubert-Aquin
Montréal (Québec) H2L 3C5

* Voir le plan du campus

Téléphone 514 987-3667
Courriel ieim@uqam.ca
UQAM www.uqam.ca

Un institut montréalais tourné vers le monde, depuis 20 ans!

— Bernard Derome, Président

Créé en 2002, l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) est un pôle d’excellence bien ancré dans la communauté montréalaise. Les activités de l’IEIM et de ses constituantes mobilisent tant le milieu académique, les représentants gouvernementaux, le corps diplomatique que les citoyens intéressés par les enjeux internationaux. Par son réseau de partenaires privés, publics et institutionnels, l’Institut participe ainsi au développement de la « diplomatie du savoir » et contribue au choix de politiques publiques aux plans municipal, national et international.

Ma collaboration avec l’IEIM s’inscrit directement dans le souci que j’ai toujours eu de livrer au public une information pertinente et de haute qualité. Elle s’inscrit également au regard de la richesse des travaux de ses membres et de son réel engagement à diffuser, auprès de la population, des connaissances susceptibles de l’aider à mieux comprendre les grands enjeux internationaux d’aujourd’hui. Par mon engagement direct dans ses activités publiques depuis 2010, j’espère contribuer à son essor, et je suis fier de m’associer à une équipe aussi dynamique et impliquée que celle de l’Institut.

Bernard Derome

À l’occasion de la rentrée universitaire 2023-2024, le président de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) s’est prononcé sur la situation géopolitique mondiale.

« L’ordre mondial, tel que l’on l’a connu depuis la fin de la guerre froide, est complètement bousculé avec des rivalités exacerbées entre les grandes puissances et des impérialismes démesurés. »

– Bernard Derome

Inscrivez-vous au Bulletin hebdomadaire!


Contribuez à l’essor et à la mission de l’Institut !