L’IEIM

L’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) a été créé en 2002 pour appuyer, renforcer et approfondir les initiatives de recherche, de formation et de mobilisation des connaissances de centres et chaires de recherche appartenant à la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM impliqués dans le domaine des études internationales. Depuis lors, son action s’est étendue en direction d’autres centres et chaires de recherche rattachés à toutes les Facultés de l'UQAM - Faculté des sciences humaines, Faculté des sciences de l'éducation, Faculté de communication, Faculté des arts, École des sciences de la gestion (ESG). Cette extension et cette ouverture ont eu un impact important sur sa façon d’envisager et de mettre en pratique la dimension internationale de ses activités. De plus, l’IEIM ne se contente pas de favoriser la convergence des acteurs de l’UQAM, il crée aussi des rapprochements avec des centres et chaires situés dans d’autres universités, en plus de développer des collaborations avec des organisations publiques et privées du Québec et de l’étranger. De fait, l’IEIM assume une double mission : premièrement, soutenir et renforcer l’intégration d’une internationalisation ouverte à l’ensemble des activités de ses constituantes et partenaires et, deuxièmement, faciliter l’extension et le redéploiement de leurs activités sur les scènes montréalaise et internationale. Cette double mission se décline à plusieurs niveaux. Au niveau interne, le rôle premier de l’Institut est d’appuyer les activités de ses constituantes et de favoriser les synergies entre elles dans la poursuite de leurs propres activités, tout en sollicitant la collaboration d’autres centres et chaires de recherche à l’UQAM. À cette fin, l’Institut assume également un rôle actif dans l’extension et l’approfondissement des activités d’internationalisation à tous les échelons à l’intérieur de l’université. Au niveau externe, le rôle de l’Institut est d’accroître sa présence propre et celle de ses constituantes sur les scènes montréalaise et québécoise auprès des organisations, des associations et des milieux d’affaires, à travers l’organisation de conférences, d’écoles d’été, d’échanges, de partenariats et de projets de recherche. En matière internationale et au niveau international, le rôle de l’Institut est d’encourager et de faciliter la transnationalisation des pratiques de recherche, de formation et de mobilisation des connaissances grâce à la multiplication des échanges entre équipes de recherche et chercheurs. À l’heure actuelle, l’institut regroupe dix-neuf chaires et centres de recherche dont les activités se déploient dans l’un ou l’autre des quatre axes de recherche suivants: (i) mondialisation et gouvernance; (ii) sécurité et diplomatie; (iii) identité, citoyenneté et diversité; et, enfin, (iv) droit international et droits humains.

Soutenir et renforcer l’intégration de la dimension internationale

Le premier volet de cette mission se décline à trois niveaux. Au premier niveau, il s’agit d’approfondir et d’étendre l’intégration d’une dimension internationale auprès des activités des constituantes existantes, d’appuyer et d’encourager une intégration semblable dans les activités d’autres centres et chaires de recherche à l’UQAM. Au deuxième niveau, il s’agit d’élargir cette implication en effectuant des rapprochements avec des centres et chaires logés dans d’autres universités et d’autres établissements universitaires. Il s’agit enfin, au troisième niveau, de collaborer avec des organisations publiques et privées qui sont déjà activement engagées sur la scène montréalaise dans l’intégration de la dimension internationale à une panoplie d’actions et d’initiatives, et qui, ce faisant, contribuent à alimenter la prise de conscience de l’importance du rôle de l’internationalisation pour nos concitoyennes et nos concitoyens.

Faciliter l’extension des activités sur la scène internationale

Quant au deuxième volet, celui portant sur le prolongement des activités, il opère dans les deux sens, vers l’extérieur et depuis l’extérieur. Il s’agit alors d’encourager et de faciliter la transnationalisation des pratiques de recherche, de formation et de mobilisation des connaissances, d’une part, de s’ouvrir à des collaborations avec des pratiques de transnationalisation initiées ailleurs et susceptibles d’avoir des retombées bénéfiques pour nos universités et autres organisations ici même, d’autre part.

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Les constituantes

À l’heure actuelle, l’institut regroupe plusieurs chaires et centres de recherche dont les activités se déploient dans les quatre axes de recherche suivants: (i) mondialisation et gouvernance; (ii) sécurité et diplomatie; (iii) identité, citoyenneté et diversité; et, enfin, (iv) droit international et droits humains.

Axes de recherche

Axe 1 : Mondialisation et gouvernance

La multiplication et l’approfondissement des échanges de toutes sortes (notamment sécuritaires, migratoires, culturels et économiques) qui caractérisent le phénomène de la mondialisation remettent en question plusieurs attributs de l’État. Par ailleurs, la financiarisation croissante de l’économie mondiale, la part grandissante du commerce intra-firme et la négociation d’accords commerciaux et d’accords d’investissement poussent toujours plus loin l’intégration économique aux dépens de l’intégration politique et de l’intégration sociale. Il en résulte que les modes traditionnels d’intervention étatique et public sont remis en question. De plus, les flux culturels et les migrations contribuent à la remise en cause de la nationalité comme fondement identitaire, ce qui pousse à la redéfinition de la légitimité étatique. Ces transformations appellent de nouvelles formes et modalités d’intervention, à de nouvelles structures de gouvernance. À leur tour, ces instances sont mises à profit par des contre-pouvoirs qui profitent des possibilités de mobilisation offertes par les technologies de l’information et des communications.

Axe 2 : Sécurité et diplomatie

Trois faits majeurs caractérisent le système international actuel : l’hyperpuissance américaine – à la fois première puissance militaire et pierre d’assise de l’ordre économique mondial – le développement de nouvelles menaces et l’émergence de nouveaux acteurs de la scène internationale. On pense ici à la Chine, mais également aux puissances émergentes que sont l’Inde et le Brésil. Dans ce contexte, de nouveaux rapports de force se dessinent et remettent en question le cadre instauré au lendemain de la Guerre froide.

Désormais, la sécurité ne peut plus être considérée comme le strict apanage de l’État. Les analyses consacrées aux questions de sécurité doivent dorénavant tenir compte de l’apparition de nouveaux acteurs, tels que les entreprises et les ONG, qui oeuvrent en situation de conflits ou de catastrophes naturelles, mais aussi les organisations terroristes et mafieuses. Ces analyses doivent également tenir compte de nouvelles réalités telles que la recherche du contrôle des ressources énergétiques, de leur exploitation et de leur distribution. Dans ce nouveau contexte, l’action diplomatique tend à se complexifier afin de composer avec la multiplication des défis sécuritaires.

Axe 3 : Identité, citoyenneté et diversité

La diversité est aujourd’hui reconnue comme une valeur qui mérite d’être protégée et promue par le droit national et international. En même temps, la diversité est menacée par la mondialisation qui pousse à l’uniformisation et provoque en retour des crispations, voire des obsessions identitaires. Par ailleurs, l’impérialisme culturel est loin d’avoir disparu. La Convention de l’UNESCO sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles, par exemple, constitue une étape importante dans la reconnaissance de la valeur de la diversité. Cependant, il reste à savoir quels seront les rapports entre les normes de la Convention de l’UNESCO et d’autres règles internationales, notamment celles de l’OMC.

Axe 4 : Droit international et droits humains

L’impact de la mondialisation se fait sentir différemment sur les États et les citoyens. Les droits nationaux et le droit international doivent s’adapter rapidement aux conditions changeantes créées par la mondialisation.

Si l’intégration économique et politique entraîne une certaine harmonisation des systèmes juridiques et normatifs, les États continuent de réagir aux pressions externes en fonction de leurs institutions, de leur histoire et des forces politiques qui les habitent. Il est alors essentiel de veiller à ce que le double processus de régionalisation et de mondialisation garantisse à tous les citoyens un niveau élevé de protection de leurs droits et de leurs libertés fondamentales, plutôt que de mener au démantèlement des normes nationales de protection, ainsi qu’au renforcement des inégalités au niveau mondial. Le droit international devient alors un formidable outil de promotion et de protection de ces valeurs et de ces droits fondamentaux qui les portent. Il en va particulièrement ainsi dans les domaines des droits humains, de la santé, du droit social, de la protection de l’environnement et de la protection du consommateur.

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Un institut montréalais tourné vers le monde, depuis 20 ans!

— Bernard Derome, Président

Créé en 2002, l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) est un pôle d’excellence bien ancré dans la communauté montréalaise. Les activités de l’IEIM et de ses constituantes mobilisent tant le milieu académique, les représentants gouvernementaux, le corps diplomatique que les citoyens intéressés par les enjeux internationaux. Par son réseau de partenaires privés, publics et institutionnels, l’Institut participe ainsi au développement de la « diplomatie du savoir » et contribue au choix de politiques publiques aux plans municipal, national et international.

Ma collaboration avec l’IEIM s’inscrit directement dans le souci que j’ai toujours eu de livrer au public une information pertinente et de haute qualité. Elle s’inscrit également au regard de la richesse des travaux de ses membres et de son réel engagement à diffuser, auprès de la population, des connaissances susceptibles de l’aider à mieux comprendre les grands enjeux internationaux d’aujourd’hui. Par mon engagement direct dans ses activités publiques depuis 2010, j’espère contribuer à son essor, et je suis fier de m’associer à une équipe aussi dynamique et impliquée que celle de l’Institut.

Bernard Derome

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