
De la théorie critique au terrain, et vice-versa: le droit migratoire raconté par les personnes en transit à Mexico
Mercredi 15 avril 2026, 12h30 à 14h00, salle R-3465, UQAM et en ligne
Au Mexique, plusieurs personnes originaires de l’Amérique centrale et du Sud ont interrompu momentanément ou définitivement leur itinéraire migratoire. Les personnes rencontrées dans le cadre d’une recherche terrain en 2025 se trouvent pour la plupart dans une situation d’irrégularité migratoire ou en attente d’une décision quant à leur statut au Mexique. Si certains ont décidé d’entamer des procédures de régularisation par la demande d’asile, d’autres adoptent plutôt une posture d’observation et d’attente. Les plus déterminés persistent à passer la frontière avec les États-Unis, malgré l’exposition au crime organisé et le risque de détention et d’expulsion. Dans cette présentation, j’exposerai d’abord le processus qui a alimenté la construction d’un cadre théorique décolonial pour aborder cette problématique d’un point de vue juridique. J’élaborerai ensuite sur les façons dont celui-ci a éclairé mon approche ethnographique. Enfin, je présenterai quelques résultats préliminaires de la recherche et pistes de réflexion afin d’explorer comment le droit migratoire narré par les personnes rencontrées à Mexico peut informer la théorie à son tour.
Conférencière
Noémie Boivin est chercheure postdoctorale Banting à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke. Elle est également coordonnatrice du Laboratoire pour la recherche critique en droit et chercheure associée à la Chaire de recherche sur la protection des personnes migrantes et le droit international.
Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ)
Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance sécuritaire des corps, la mobilité et les frontières (GSCMF)
