Conjoncture économique de l’Argentine

1 novembre 2001, Pablo Heidrich

Traduction de Louis-Fred. Gaudet
Les élections parlementaires d’octobre El Clarin, le principal quotidien au pays, demandait à ses cyber-lecteurs au lendemain des élections parlementaires de la fin octobre s’ils étaient étonnés des résultats obtenus. 80 % de ces derniers indiquèrent ne l’être d’aucune manière. Mais la classe politique a toutefois été surprise, sinon choquée par les résultats. Pour la première fois depuis le retour de la démocratie, il y a de cela 18 ans, 25 % de l’électorat a décidé de ne pas voter, malgré le fait qu’il s’agisse d’un devoir citoyen qui, lorsque non exécuté, est pénalisé par la loi. De plus, un autre 15 % de la population nationale a choisi de participer, mais pour annuler son suffrage. La somme de ces pourcentages, réunis dans une nouvelle catégorie nommée « le vote amer », représente près de 8 millions de votes, soit deux millions de plus que la somme des votes obtenus par le vainqueur de l’élection, le Parti Justicialiste (Péroniste) et le double de ceux obtenus par l’Alliance, le parti du gouvernement de Fernando de la Rua. En termes strictement électoraux, le gouvernement a souffert d’une forte déroute, au point de perdre sa majorité à la Chambre des Députés, où il est passé de 104 représentants à seulement 87, sur un total de 256 sièges. À l’opposé, le Parti Justicialiste a augmenté sa représentation de 18 sièges, ce qui leur en donne maintenant 116. Les partis provinciaux et les forces politiques secondaires n’ont pas connu de changements significatifs. Au Sénat, où la réforme constitutionnelle de 1994 a augmenté le nombre de sièges de 48 à 72 et les a ouvert à l’élection directe, afin d’améliorer la représentation des minorités, la domination des péronistes s’est maintenue, passant de 36 à 39, alors que le gouvernement n’en a obtenu que 26 (http://www.elecciones2001.gov.ar).

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