
« L’isthme est à nous » : résistance autochtone face au corridor interocéanique de Tehuantepec, Mexique
Regards de l'IEIM - Fernanda Sigüenza Vidal est candidate au doctorat en sociologie, 16 mars 2026
Dans le cadre de la série Regards de l’IEIM, nous avons le plaisir de vous proposer le dixième et dernier texte retenu à la suite de l’appel à propositions 2025-2026 sur le thème des alliances et des résistances, qui s’intitule « L’isthme est à nous » : résistance autochtone face au corridor interocéanique de Tehuantepec, Mexique.
Ce texte examine la résistance des peuples autochtones de l’isthme de Tehuantepec au mégaprojet du Corridor interocéanique au Mexique. Il met en évidence la manière dont un projet présenté comme « inclusif » et favorable au développement perpétue des dynamiques historiques d’exploitation, de spoliation et de domination du territoire.
« Selon les estimations présentées, 1,4 million de conteneurs industriels seront transportés annuellement d’une côte à l’autre grâce au train interocéanique, et l’on anticipe que 1,6 % du PIB du Mexique en 2050 sera généré grâce à ce mégaprojet, lequel créerait environ 550 000 emplois (Tapia Guerrero et Vences Estudillo, 2024). »
« Ainsi, même si le développement proposé affiche une volonté d’inclusion et de respect des droits autochtones, il ne s’éloigne guère des projets précédents dans sa façon de considérer les peuples autochtones comme des sujets à développer et à intégrer dans le projet de développement national (Vázquez Vidal, 2021). »
« Cette dimension sécuritaire et migratoire constitue, par ailleurs, l’un des arguments majeurs mobilisés par les autorités mexicaines pour légitimer la mise en oeuvre de ce mégaprojet. Le gouvernement présente explicitement le PDIT comme un dispositif fonctionnant tel un « rideau pour capturer le flux migratoire »».
Découvrez le texte complet en pièce jointe.
Autrice :
Fernanda Sigüenza Vidal est candidate au doctorat en sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ses intérêts de recherche portent sur l’extractivisme, les politiques de réconciliation et de reconnaissance des droits des peuples autochtones, la théorie critique du développement et ses liens avec la théorie des émotions.
Document joint
10. Regards IEIM_Fernanda Sigüenza Vidal_mars2026
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Institut d'études internationales de Montréal (IEIM)








