L’injustice Institutionnalisée : La Lutte contre l’Impunité

Lundi 2 mars 2009 à 19h, à la Salle D-R200, UQAM, 2 mars 2009

Les Défenseurs des Droits de la Personne de la COLOMBIE, du GUATEMALA, et du MEXIQUE parlent de leur travail pour arrêter l’impunité et pour ramener la justice aux personnes affectées par les abus envers les droits humains.

L’IMPUNITÉ est le manque de responsabilité pour les violations des droits de la personne. Dans les pays où l’impunité sévit, incluant le Mexique, la Colombie, et le Guatemala, quand les agents de l’état – militaires, paramilitaires, policiers et/ou autres acteurs comme les brigades de la mort tolérées par le gouvernement – commettent des abus envers les droits humains, ils ne sont souvent pas punis pour leurs crimes. Ce manque de justice pénale transmet comme message aux auteurs des crimes que leurs actions sont tolérées voire acceptées par l’état, et que les agents de l’état peuvent tuer, torturer ou faire disparaître sans crainte de faire face á la justice.

CONFÉRENCIERS:
– De la Colombie : Gloria Gómez, présidente nationale d’ASFADDES (l’Association des familles des personnes détenues et disparues). La majorité des membres d’ASFADDES sont des femmes chefs de familles monoparentales qui tentent de retrouver des êtres chers qui ont disparu au cours des 30 dernières années. Le processus de démobilisation engagé par le gouvernement colombien semble avoir mis en relief le caractère systémique de l’impunité pour les violations des droits de la personne dans le pays.

– Du Guatemala : Jorge Lopez est directeur d’OASIS (Organisation pour appuyer une sexualité intégrée afin de lutter contre le sida), et s’occupe de sensibilisation et de prévention du VIH/sida de même que de la protection et de la promotion des droits des gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres. Zulma, qui participera aussi, a été témoin du meurtre d’un travailleur du sexe transgenre. Zulma a témoigné que des membres de la Police civile nationale sont responsables du meurtre. Les groupes avec lesquels travaille OASIS sont très menacés au Guatemala et sont régulièrement la cible de « nettoyage social ».

– Du Mexique : Tita Radilla, membre fondatrice d’AFADEM (Association des familles de détenus, de disparus et de victimes des violations des droits humains au Mexique), est responsable d’une victoire qui a établi un précédent en mars 2008, lorsque la Cour interaméricaine des droits de l’homme a accepté d’étudier le cas de son père disparu en 1974. Si la cause est instruite par la Cour, ce sera la première fois qu’un cas lié à la « sale guerre » du Mexique sera porté devant les tribunaux. Cela pourrait entraîner de nouvelles poursuites dans les cas de disparition et peut-être éventuellement, la reconnaissance par le gouvernement mexicain du fait que l’État a usé de répression systématique au cours de cette période.

Peace Brigades International (PBI) s’engage pour le respect des droits humains et la résolution non-violente des conflits dans des régions en crise. En envoyant des équipes de volontaires pour accompagner des militants engagés en faveur de la paix, de la démocratie et de la justice, PBI contribue à dissuader les violences à l’encontre des défenseurs des droits humains. Cela permet aux militants de continuer leur travail et crée un espace de paix pour la résolution non-violente des conflits.

Cette activité est commanditée par: Inter Pares, Public Service Alliance of Canada, Ontario Public Service Employees Union, Canadian Union of Public Employees Ontario International Solidarity Committee, United Church of Canada, Primates World Relief and Development Fund, University of Ottawa Graduate Students’ Association, Rights and Democracy, Steelworkers Toronto Area Council.

Activité approuvée et soutenue par: Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine

QUAND: Lundi 2 mars 2009 à 19h

LIEU: à la Salle D-R200, Pavillon Athanase-David (1440, rue St-Denis), UQAM, métro Berri-UQAM

RENSEIGNEMENTS: Pour des renseignements supplémentaires, écrivez à : info@pbicanada.org ou visitez www.pbicanada.org.

Les activités sont gratuites. Les dons et contributions sont les bienvenus.

Partenaires

Ministère des Relations internationales et de la Francophonie | Québec Faculté de science politique et de droit | UQAM

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Créé en 2002, l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) est un pôle d’excellence bien ancré dans la communauté montréalaise. Les activités de l’IEIM et de ses constituantes mobilisent tant le milieu académique, les représentants gouvernementaux, le corps diplomatique que les citoyens intéressés par les enjeux internationaux. Par son réseau de partenaires privés, publics et institutionnels, l’Institut participe ainsi au développement de la « diplomatie du savoir » et contribue au choix de politiques publiques aux plans municipal, national et international.

Ma collaboration avec l’IEIM s’inscrit directement dans le souci que j’ai toujours eu de livrer au public une information pertinente et de haute qualité. Elle s’inscrit également au regard de la richesse des travaux de ses membres et de son réel engagement à diffuser, auprès de la population, des connaissances susceptibles de l’aider à mieux comprendre les grands enjeux internationaux d’aujourd’hui. Par mon engagement direct dans ses activités publiques depuis 2010, j’espère contribuer à son essor, et je suis fier de m’associer à une équipe aussi dynamique et impliquée que celle de l’Institut.

Bernard Derome

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