Déconstruction et reconstruction du politique en Haïti

Mercredi 11 avril 2007
de 19h00 à 21h00, A-1340, pavillon Hubert-Aquin, UQAM, métro Berri-UQAM, 11 avril 2007

Séminaire de recherche : Construction d’un ordre économique et sociopolitique légitime en situation de conflit ou de post-conflit : le cas d’Haïti Intervenants :Chalmers Larose (Ph.D): Chercheur associé, Centre de recherche sur l’immigration, l’ethnicité et la citoyenneté (CRIEC); – Yves Sainsiné (Ph.D):Professeur de sociologie, Faculté des Sciences Humaines, Université d’État d’Haïti; – Frantz Voltaire (Historien et politologue): Directeur du Centre international de documentation et d’information haïtienne, caraïbéenne et afro-canadienne (CIDIHCA). Au cours de ces dernières années, la vie politique haïtienne a été marquée par deux dynamiques aboutissant à la décomposition du politique. D’un côté, la dynamique populiste privilégiait la fusion entre le chef de l’État et « le peuple ». Non seulement ce populisme remettait en cause la logique d’alliance entre les diverses couches de la société à l’œuvre dans le mouvement démocratique des années 1980-1990, mais encore s’opposait radicalement à toute forme de médiation institutionnelle (Gouvernement, Parlement, etc.). De l’autre côté, la dynamique centrée sur le « tout société civile » occultait le sens premier du politique qui est d’instituer en quelque sorte un lieu, une instance, une forme d’articulation des intérêts sociaux antagoniques. On en trouvait une illustration dans le discours du Groupe des 184, une coalition regroupant les secteurs hostiles au régime d’Aristide entre 2000 et 2004. Piloté par un petit nombre, ce groupe bloquait en effet l’expression des intérêts impliquant la fin du paternalisme économique, moral, politique et social. Depuis quelque temps, on assiste à une revalorisation du politique dans la mouvance des processus de recomposition des acteurs collectifs (syndicats, organisations des droits de l’homme, partis, etc.). Cette revalorisation consiste en une double attitude : d’une part l’acceptation générale de l’État qui n’est plus perçu comme l’incarnation du mal ou comme un « prédateur », d’autre part la volonté des membres des divers secteurs de transformer la société grâce à leur investissement dans les mouvements sociaux. L’objet de cette séance est d’analyser ce processus de recomposition du politique. Il s’agira en substance de traiter les questions suivantes : – Quels sont les déterminants de ce processus de recomposition du politique ? – Qu’en est-il de la capacité des acteurs de transformer la société ? – En quoi ces nouvelles dynamiques influent-elles ou non l’action des gouvernants ? Pour davantage d’informations, veuillez contacter Louis Naud Pierre (plnaud@yahoo.fr ou au 514-987-3000, poste/ext. 5627 #).

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