
Diversité linguistique et justice culturelle à l’épreuve du temps
Kim-Mi Bui est candidate à la maîtrise en droit international, 2 mars 2026
Dans le cadre de la série Regards de l’IEIM, nous avons le plaisir de vous proposer le neuvième texte retenu à la suite de l’appel à propositions 2025-2026 sur le thème des alliances et des résistances, qui s’intitule Diversité linguistique et justice culturelle à l’épreuve du temps.
« Ce texte met en évidence le fait que le « génocide linguistique » ne découle pas d’une disparition naturelle des langues, mais plutôt de politiques d’assimilation qui ont détruit des communautés, effacé des connaissances et engendré des injustices persistantes. Il avance l’idée que la revitalisation linguistique constitue une forme de justice culturelle et de résistance.»
« Parler aujourd’hui de génocide linguistique ne relève pas de l’hyperbole : c’est reconnaître que la disparition de langues a été une stratégie politique au service de projets d’assimilation et d’homogénéisation nationale ».
« Une langue ne vit pas si elle n’est qu’« objet patrimonial » ; elle doit servir à jouer, travailler, aimer, administrer, créer. Autrement dit, la résistance ne se joue pas seulement dans le symbole : elle se consolide dans des alliances institutionnelles stables qui rendent la langue utilisable, donc désirable. »
Découvrez le texte complet en pièce jointe.
Autrice :
Kim-Mi Bui est candidate à la maîtrise en droit international à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ses intérêts de recherche portent sur les droits linguistiques, la protection des langues autochtones et en voie de disparition, ainsi que sur les liens entre langue, identité culturelle et participation politique. Elle s’intéresse particulièrement au rôle du droit international et des politiques publiques dans la reconnaissance et la mise en œuvre des droits des communautés linguistiques minoritaires, dans une perspective de justice sociale et démocratique.

Institut d'études internationales de Montréal (IEIM)





