JOURNÉE BRÉSIL - QUÉBEC

Souveraineté alimentaire et luttes paysannes au Brésil et au Québec

Samedi 29 mai, de 9 h à 16 h, à l'Entraide missionnaire, 29 mai 2010

Partout dans le monde, les paysans – qui forment la moitié de la population de la terre – sont touchés par le rouleau compresseur de la globalisation des échanges économiques et culturels. Les luttes paysannes défendent autant le droit à la terre que le droit à la transmission des semences. Des luttes émergent entre ceux qui prônent une agriculture pour mieux nourrir la population mondiale et les grandes transnationales agricoles qui gèrent une agriculture du profit. La souveraineté alimentaire se veut un droit international qui offre la possibilité aux populations et aux États de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations sans que ces politiques nuisent aux populations d’autres pays. La souveraineté alimentaire représente donc une rupture vis-à-vis l’organisation actuelle des marchés agricoles, mise en œuvre par l’OMC. La souveraineté alimentaire accorde de l’importance aux conditions sociales et environnementales de production des aliments. Elle prône un accès plus équitable à la terre pour les paysans pauvres au moyen, si nécessaire, d’une réforme agraire et de mécanismes de sécurisation des droits d’usage du foncier. Les femmes sont des actrices de première ligne dans la réalisation de la souveraineté alimentaire. Et plus encore depuis la rencontre de Nyéléni (Mali, 2007), devenue le symbole de la souveraineté alimentaire et du droit des femmes qui travaillent dans l’agriculture. Avec la participation de : – Elsa Beaulieu : Détentrice d’une maîtrise en Études et interventions régionales de l’Université du Québec à Chicoutimi, elle réalise actuellement un doctorat en anthropologie à l’Université Laval. Militante féministe, elle a été déléguée de la Marche mondiale des femmes pour l’Amérique du Nord au Forum international Nyéléni sur la souveraineté alimentaire. – Dom Tomas Balduino : Dominicain, évêque émérite de Goiás (Brésil), conseiller permanent de la commission pastorale de la terre (CPT) créée en 1975 pendant la dictature militaire, par l’aile progressiste de l’Église catholique brésilienne. Elle a été (et est encore) un acteur politique fondamental pour le renforcement des organisation paysannes, la défense de la réforme agraire et la dénonciation des crimes pratiqués contre les travailleurs ruraux. – François Décary-Gilardeau : Analyste agroalimentaire à Option consommateurs. Il est aussi étudiant à la maîtrise en sciences de l’environnement et collaborateur de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable. – Anne Catherine Kennedy : Chargée de programmes de développement à Développement et Paix. Responsable du Programme Brésil et du Programme Colombie. Spécialiste du secteur populaire et les processus de transformation sociale au Brésil avec un focus sur le secteur rural et la souveraineté alimentaire et énergétique. Quand : le samedi 29 mai 2010, de 9 h à 16 h Où: à L’Entraide missionnaire, 15, rue De Castelnau 0uest, Montréal (Métro De Castelnau) Inscription : 20$ (dîner compris) Pour informations Gerardo Aiquel : (514) 270-6089 Courriel : emi@web.ca

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Ma collaboration avec l’IEIM s’inscrit directement dans le souci que j’ai toujours eu de livrer au public une information pertinente et de haute qualité. Elle s’inscrit également au regard de la richesse des travaux de ses membres et de son réel engagement à diffuser, auprès de la population, des connaissances susceptibles de l’aider à mieux comprendre les grands enjeux internationaux d’aujourd’hui. Par mon engagement direct dans ses activités publiques depuis 2010, j’espère contribuer à son essor, et je suis fier de m’associer à une équipe aussi dynamique et impliquée que celle de l’Institut.

Bernard Derome

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