Les cliniques juridiques universitaires : entre normalisation, subversion et transformation

Jeudi 4 et vendredi 5 juin 2026, pavillon Président-Kennedy, UQAM

Ce colloque est co-organisé par les cliniques juridiques des facultés de droit des universités québécoises et l’Université d’Ottawa, le Réseau des Cliniques Juridiques Francophones et l’Association canadienne pour l’enseignement clinique en droit 

La conférence propose d’explorer les tensions inhérentes dans le travail clinique entre normalisation, subversion et transformation. En croisant des expériences issues de contextes variés — notamment ceux du Sud global — la conférence vise à ouvrir un espace de réflexion sur les manières dont les cliniques, malgré la diversité de leurs 2 ancrages, élaborent des stratégies pour remettre en question les normes établies, tout en portant un regard lucide sur les différentes contraintes auxquelles elles sont confrontées.

Les cliniques juridiques universitaires sont nées d’une contestation pédagogique de la manière dont le droit était enseigné aux États-Unis au début du XXème siècle. Au travers du siècle passé, l’histoire occidentale de ce mouvement clinique s’est enrichie des vagues de contestation sociales des années 60 et 70 pour glisser vers une globalisation et une normalisation progressive de l’existence des cliniques, principalement dans les universités d’Amérique du Nord. Ce passage d’une forme de marginalité à une présence acceptée, voire parfois valorisée des cliniques juridiques, interroge les fonctions mêmes des cliniques au sein de l’institution universitaire, ce d’autant plus que ce mouvement n’est pas global et que toutes les formes de cliniques ne bénéficient pas du même soutien.

Il existe aujourd’hui une panoplie de modèles de cliniques juridiques universitaires qui se donnent pour mission de répondre aux deux objectifs traditionnels de l’enseignement clinique, à savoir une mission pédagogique et une mission d’intérêt public. Sous cet apparent accord quant aux missions clés des cliniques juridiques universitaires pointent des divergences profondes sur les tensions entre ces deux objectifs, l’importance que chaque clinique y accorde et ce qui est entendu par « former des juristes » et « justice sociale ». En effet, si certaines cliniques insistent davantage sur leur rôle de former des avocat.e.s pour le marché du travail – y compris en matière de justice sociale –, d’autres se concentrent sur une éducation critique aux failles du système juridique, des professions juridiques et du droit lui-même. En réalité, sous cette apparente dichotomie des modèles cliniques, la plupart des cliniques se retrouvent à composer entre de véritables postures idéologiques et des contraintes ou logiques concrètes provenant de l’université, de la faculté, des personnes étudiantes, du barreau, du marché du travail et du contexte politique, économique et culturel. Elles oscillent ainsi sans cesse entre des stratégies de normalisation, de subversion et de transformation face à ces multiples contraintes qui varient d’un contexte à un autre, d’une clinique à une autre.

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