Les Amériques du 22 au 28 février 1998

28 février 1998, Pierre Bouchard

États-Unis et négociations pour la ZLEA Les conséquences sérieuses pour le futur des négociations de la ZLEA de l’échec de l’administration américaine dans sa tentative d’obtenir l’autorisation de la voie rapide (fast track) en novembre dernier continue de générer de nombreuses analyses sur les raisons de cet échec et les options qui s’offrent désormais tant aux négociateurs américains qu’aux autres participants à ces négociations. Une excellente étude sur le sujet vient d’être publiée par la SELA (Système économique latino-américain) intitulé Opciones de Estados Unidos en el Area de Libre Comercio de las Américas (aussi en anglais). Selon l’auteur, Craig VanGrasstek, les négociations pour la ZLEA ont commencé lors d’une période très instable dans la politique commerciale américaine. Si les arguments principaux expliquant cette instabilité et plus particulièrement l’échec de novembre dernier sont bien connus, soit l’action effective des syndicats et des mouvements environnementaux, le manque d’efforts concertés de l’administration Clinton et les difficultés posées par la manière que fut imposée la présentation du projet par les républicains (bill ‘propre’ plutôt que le traditionnel bill omnibus permettant les tractations politiques), l’aspect le plus intéressant de cette étude est sans doute la comparaison détaillée que fait l’auteur de la demande d’autorisation de la voie rapide qui aurait été présentée aux législateurs à celles du même type qui furent accordées par le passé et qui fait ressortir la dégradation du consensus entre le législatif et l’exécutif sur les objectifs de la politique commerciale américaine. Les plus optimistes quant aux chances de succès des négociations pour la ZLEA soulignent que l’administration Clinton n’avait besoin que d’une demi-douzaine de votes additionnels à la Chambre des Représentants pour obtenir l’autorisation (le vote au Sénat ne faisait pas réellement problème) et que de toute façon, historiquement l’exécutif américain a souvent entrepris des négociations commerciales, comme il le fera à Santiago en avril, et obtenu l’autorisation de la voie rapide que par la suite. À ce sujet l’étude de la SELA rappelle que dans ces derniers cas il existait au moins un certain consensus entre les deux branches du gouvernement sur les objectifs à atteindre lors des négociations. Ce consensus, du moins en ce qui touche la libéralisation des échanges avec les pays latino-américains, semble être désormais beaucoup moins solide comme le démontre tout d’abord la manière plutôt humiliante avec laquelle l’administration a du interrompre les pourparlers avec le Chili visant son accession à l’ALENA mais surtout lorsqu’une analyse plus détaillée est faite du projet même (H.R. 2621) qui aurait été soumis au vote des membres du Congrès. (Suite dans le document joint)

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