> >

Le libre-échange, la libéralisation et l’emploi des femmes au Québec

Par Dorval Brunelle, Elsa Beaulieu et Philippe Minier

, ,

Projet de recherche de l’IEIM mené en collaboration avec l’Institut d’études et de recherches féministes (IREF) et le Service aux collectivités (SAC-UQAM), 2004-2013

Ce projet de recherche est issu d’une demande formulée à l’origine par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) au lendemain du Sommet de Québec, en 2001, demande qui a conduit à la rédaction d’un rapport rédigé sous la responsabilité conjointe de l’Observatoire des Amériques (OdA) et de l’IREF. [1] Par la suite, ce rapport a servi de base à la préparation d’une demande de subvention portant le titre « Les effets de la libéralisation des marchés sur l’emploi et les conditions de vie des femmes au Québec » qui a reçu un financement CRSH qui s’est étendu tout au long des années 2006 à 2010. Entre temps, en 2008, le projet de collaboration est passé de l’OdA à l’IEIM qui y a maintenu son implication depuis lors. Son parachèvement actuel a pu être assuré grâce à une subvention accordée par le Programme d’aide financière à la recherche et à la création (PAFARC-UQAM).

Cadre général

Les nombreuses études effectuées dans le champ de la sociologie économique et du travail ont démontré que les accords de libre-échange et les politiques de libéralisation des marchés entrainaient d’importants changements sur le marché du travail. Celui-ci est de plus en plus marqué par un ensemble de caractéristiques fortes qui induisent, en particulier, deux processus de fond connus sous les expressions de centrifugation et de segmentation. De plus, une des répercussions majeures de la dynamique économique actuelle en matière d’emploi réside dans la consolidation d’un secteur tertiaire en rapide développement, secteur qui a connu la plus forte croissance au cours des dernières décennies. Or, le secteur tertiaire est également celui qui emploie le plus grand nombre de femmes, recourt le plus largement à des formes atypiques d’emploi et affiche le plus faible taux de progression des salaires, entre 1966 et 2007 (ISQ, 2008 ; Beeman, 2006). Deuxième plus grand employeur privé au Québec, le commerce de détail en constitue le plus important champ d’activités générant plus de 450 000 emplois (CQCD, 2012) dont 53% étaient occupées par des femmes, en 2007. Autre donnée d’importance, selon Détail Québec, le sous-secteur du commerce de détail affichait cette année-là un des plus faibles taux de syndicalisation, avec 18,8%, alors que la moyenne québécoise était de 39,7% pour l’ensemble des industries et de 38,8%, pour le secteur des services.Retour ligne automatique
Le volet actuel de la recherche consacrée à la libéralisation des marchés en marque à la fois l’aboutissement et la dernière étape. Il vise tout particulièrement à faire fond sur un des objectifs centraux de la recherche au départ, mais un objectif qui n’avait pas encore pu être traité pour tout un ensemble de raisons pratiques et techniques, celui de l’interface entre conditions de travail, d’un côté, et conditions de vie, de l’autre. C’est donc ce complément indispensable à toute recherche qui prétend établir un lien fort entre les deux, pour les femmes, en particulier, mais aussi pour la société dans son ensemble, auquel nous nous sommes attachés en nous penchant sur un cas de figure hautement emblématique, celui du sort des travailleuses de la multinationale Walmart.

Partager sur :

Dernières publications

Nous joindre

Adresse postale
Observatoire de l’Asie de l’Est
Département de science politique
Université du Québec à Montréal
CP 8888, succursale Centre-Ville
Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA

Téléphone : 514 987-3000, poste 2296
Télécopieur : 514 987-0397
oae@uqam.ca

Présentation

L’Observatoire de l’Asie de l’Est (OAE), établi en 2013 par le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) à l’Université du Québec à Montréal, a comme mission d’observer, de présenter et d’analyser l’économie politique, la géopolitique, la géo-économie et les questions de sécurité de cette région, c’est-à-dire les deux Corées, la Chine, Taïwan, le Japon ainsi que les onze pays d’Asie du Sud-Est, en lien avec la mondialisation, les processus d’intégration régionale et leurs modèles de gouvernance et de régulation.

Abonnez-vous au bulletin