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Quand bilatéralisme ne rime plus avec mondialisation

20 mars 2018


Résumé

Le bilatéralisme fut à l’origine du système commercial moderne, ou du moins fut-il multilatéralisé avec le GATT, tout comme il fut instrumentalisé à partir des années 1980 pour faire levier sur les négociations commerciales multilatérales, adapter ainsi les règles commerciales aux évolutions de l’économie mondiale, voire encore nouer des alliances stratégiques. L’ALENA et les nombreux accords qui s’en inspirent, s’inscrivent dans cette démarche mais comme le montrent les évolutions récentes, la tendance est plutôt au plurilatéralisme et aux méga-accords, moins pour contourner le problème des règles d’origine (bol de spaghettis) que pour répondre à celui autrement plus complexe de l’interconnexion et repenser ainsi les règles commerciales à sa lumière. Plutôt que de suivre cette tendance, le président Donald Trump a fait marche arrière, retiré la signature des États-Unis d’Amérique du PTP et choisi le bilatéralisme. Un bilatéralisme qualifié d’agressif, voire sous bien des aspects, protectionniste.

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L’Observatoire de l’Asie de l’Est (OAE), établi en 2013 par le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) à l’Université du Québec à Montréal, a comme mission d’observer, de présenter et d’analyser l’économie politique, la géopolitique, la géo-économie et les questions de sécurité de cette région, c’est-à-dire les deux Corées, la Chine, Taïwan, le Japon ainsi que les onze pays d’Asie du Sud-Est, en lien avec la mondialisation, les processus d’intégration régionale et leurs modèles de gouvernance et de régulation.

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