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Webconférence organisée par le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) et le CEPCI

La mondialisation face à la crise #4

Vendredi 27 novembre 2020, de 10h à 12h30, en ligne


Mondialisation face à la crise #4, webconférence CEIM-CEPCI

Inscription sur Eventbrite : https://www.eventbrite.com/e/inscription-serie-web-conference-ceim-cepci-la-mondialisation-face-a-la-crise-4-129875020683

En partenariat avec l’Association internationale de science politique et l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM), le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) et le Centre d’études pluridisciplinaires en commerce et investissements internationaux (CEPCI) présentent la quatrième conférence de son cycle "La mondialisation face à la crise" le 27 novembre 2020 de 10h à 12h30.

Programme
 
10h-10h15
 
Accueil des participants et mots de bienvenue de la part de Richard Ouellet et Michèle Rioux, respectivement directeur du CEPCI et directrice du CEIM. Présentation du déroulement de la conférence par Josué Mathieu, Président de la conférence.

10h15-10h30
 
Migration and Cultural Change

Arthur Silve
 
We examine both theoretically and empirically how migration affects cultural change in home and host countries. Our theoretical model integrates various compositional and cultural transmission mechanisms of migration-based cultural change for which it delivers distinctive testable predictions on the sign and direction of convergence. We then use the World Value Survey for the period 1981-2014 to build time-varying measures of cultural similarity for a large number of country pairs and exploit within country-pair variation over time. Our evidence is inconsistent with the view that immigrants are a threat to the host country’s culture. While migrants do act as vectors of cultural diffusion and bring about cultural convergence, this is mostly to disseminate cultural values and norms from host to home countries (i.e., cultural remittances).

10h30-10h45
 
Les pandémies et le recours aux exceptions en droit international économique
Charles-Emmanuel Côté et Richard Ouellet

Lorsqu’ils sont confrontés à des pandémies, les États peuvent être amenés à prendre des mesures qui ont un impact négatif sur les relations économiques internationales afin d’assurer la sécurité de leur population et de protéger les secteurs particulièrement sensibles de leur économie. Des restrictions à l’exportation de matériel médical aux procédures de filtrage des investissements étrangers, la pandémie de COVID-19 a entraîné plusieurs mesures qui ont profondément perturbé les activités commerciales à travers les frontières. Cette pandémie révèle une tension importante dans les dispositions pouvant être utilisées par les États pour justifier l’adoption de telles mesures dans les accords commerciaux internationaux et dans les accords internationaux sur l’investissement. D’une part, l’utilisation d’exceptions dans le contexte d’une crise sanitaire mondiale peut exiger une interprétation extensive des concepts qui pourrait à l’avenir faciliter la justification des restrictions au commerce et à l’investissement. D’autre part, le recours aux exceptions peut en fin de compte entraver les efforts multilatéraux de lutte contre la pandémie à l’échelle mondiale.
 
10h45-11h
 
COVID-19 Impact sur la mondialisation : Perception chinoise et canadienne
Prosper Bernard et Michel Plaisent

Il s’agit d’une étude exploratoire visant à comparer la perception des personnes d’affaires en Chine et au Québec quant à la gestion de la crise et l’impact de la COVID-19 sur la mondialisation. Les répondant(e)s sont des gestionnaires complétant un MBA pour cadres de l’UQAM en Chine et au Québec. La perception de la gestion de la crise par les autorités est beaucoup plus positive en Chine qu’au Québec. Les répondants chinois estiment, plus que les québécois, que leur pays était bien préparé pour faire face à cette crise et que leur pays l’a bien géré. Les Chinois perçoivent que la crise aura peu ou pas d’impact sur la mondialisation alors que les Québécois croient que la crise réduira la mondialisation. Les auteurs suggèrent des pistes pour expliquer ces différences.

 
11h-11h15
 
La Covid-19 en Colombie : Brève cartographie des violences symboliques, économiques et politiques
Priscyll Anctil Avoine

Cette présentation propose une cartographie générale des violences politiques, symboliques et économiques qui se manifestent en Colombie durant la pandémie globale. Elle se divise en trois moments. D’abord, elle aborde succinctement la situation actuelle de la pandémie en territoire colombien en montrant les impacts des politiques néolibérales dans le pays. Deuxièmement, la présentation insiste sur le contexte particulier que confronte la Colombie, c’est-à-dire un conflit armé, et sur les inégalités économiques et politiques qui marquent davantage certains groupes comme les femmes et les personnes migrantes. Finalement, elle propose certaines pistes de réflexion en termes de politiques publiques à partir d’une approche féministe intersectionnelle.
 

11h15-11h30
 
La tension entre libéralisation et nationalisme : le cas de l’autoritarisme populiste brésilien en temps de pandémie
Alejandro Angel Tapias

La libéralisation de l’économie n’était qu’un thème parmi plusieurs qui ont amené Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil. Cela a eu comme conséquence un conflit permanent avec d’autres enjeux qui ont été eux aussi déclarés prioritaires par le gouvernement. Outre les conflits attendus dans les réformes (groupes d’intérêt, contestations judiciaires, etc.), la principale difficulté pour l’avancement des réformes économiques reste le nationalisme d’une bonne partie de la coalition gouvernementale. La pandémie a approfondi ces divisions, malgré les tentatives de concilier les tensions entre ceux qui aimeraient réduire le rôle de l’État et ceux qui voient dans la crise sanitaire une raison de plus pour le maintenir, voire l’élargir. Malgré ce cadre chaotique, le président a amélioré sa position dans les sondages. La tension entre libéralisation et nationalisme ne se résoudra pas de sitôt en raison des alliances politiques dont le gouvernement a besoin pour maintenir la gouvernabilité.
 
11h30- 11h45
 
Commentaires d’Érick Duchesne.
 
11h45 à 12h30
 
Q&R et discussions.

Biographies

Arthur Silve est professeur adjoint au département d’économie de l’Université Laval. Il occupe ce poste depuis 2016, après avoir effectué ses études à l’École d’Économie de Paris et une expérience professionnelle dans le développement international. Ses travaux s’inscrivent dans le champ de l’économie politique du développement. Son travail, tant dans ses volets théoriques qu’empiriques, porte sur les institutions, les conflits, les migrations, la culture, et l’innovation. 

Charles-Emmanuel Côté est professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval, à Québec, et membre de l’École supérieure d’études internationales (ESEI), où il enseigne le droit international public, le droit international économique et le droit constitutionnel. Il a été Vice-doyen aux études de premier cycle et à la formation continue et Secrétaire de la Faculté de droit de 2014 à 2018. Il est titulaire d’un doctorat en droit de l’Université McGill (Dean’s Honour List) et est avocat au Barreau du Québec. Il est aussi membre du Conseil d’administration du Conseil canadien de droit international (CCDI) et vice-président de la Société québécoise de droit international (SQDI). Son ouvrage sur la participation des personnes privées au règlement des différends internationaux économiques s’est mérité un prix de la Chambre de commerce internationale. Ses travaux de recherche actuels se concentrent sur le règlement des différends internationaux économiques, l’arbitrage investisseur/État et les aspects juridiques internationaux du fédéralisme.

Prosper Bernard (Dr.) est professeur en gestion à l’Université du Québec à Montréal où il était auparavant vice-recteur. Il est également président du conseil d’administration du Consortium universitaire des Amériques. Le professeur Bernard se rend en Chine plusieurs fois par an où il gère un MBA. Il a publié de nombreux livres et articles sur la Chine ou en Chine. Il détient plusieurs diplômes incluant un Ph.D de City University of New York.

Priscyll Anctil Avoine est candidate au doctorat en science politique et études féministes à l’UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur les processus corporels et émotionnels dans les guerres contemporaine ainsi que sur la réintégration des femmes combattantes à la vie civile. Elle est activement impliquée dans l’ONG féministe colombo-canadienne Fundación Lüvo.

Alejandro Angel Tapias est docteur en science politique de l’Université de Montréal. Depuis 2017, il est chercheur postdoctoral PNPD-Capes au sein du programme de cycles supérieurs en relations internationales de l’Université fédérale de Santa Catarina. Ses intérêts de recherche portent sur la gouvernance économique, en particulier sur les politiques fiscales, monétaires et commerciales dans les Amériques. Ses articles sont apparus dans le Journal of Self-Government et Journal of Politics in Latin America, entre autres. Son ouvrage Consolidating Economic Governance in Latin America est à paraître chez Palgrave Macmillan en 2021.

Richard Ouellet est professeur titulaire en droit international économique à la Faculté de droit et à l’École supérieure d’études internationales (ESEI) de l’Université Laval à Québec. Il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures suisse de l’Institut universitaire des Hautes Études internationales de Genève et d’un doctorat en droit de l’Université Laval. Il est avocat, membre du Barreau du Québec depuis 1992. Il est directeur du Centre d’études pluridisciplinaires en commerce et investissements internationaux (CEPCI). Ses projets de recherche actuels portent sur l’intégration économique en Amérique du Nord, sur l’application de l’AECG, sur l’exception de sécurité nationale au GATT, sur la résurgence de la notion de traités-contrats en droit international économique et sur la réforme institutionnelle de l’Organisation mondiale du commerce.

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Doté d’une structure favorisant la recherche, l’innovation et l’échange des idées, le CEIM réunit des chercheurs de réputation internationale spécialistes de l’économie politique des processus d’intégration et de mondialisation. Les accords commerciaux, la mondialisation, le régionalisme, le pouvoir des firmes, l’impact du numérique, autant de questions qui font l’objet des recherche du centre.

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