
Nomination du secrétaire général de l’ONU | Une occasion pour le Canada d’exercer son leadership retrouvé
La Presse, 23 septembre 2026, Gilles Rivard
Extraits:
Aucune femme n’a jamais occupé la fonction [de secrétaire général de l’ONU]. […] Cinq des huit candidatures sont féminines, ce qui laisse espérer qu’après neuf secrétaires généraux masculins, le plafond de verre serait enfin brisé.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le nouveau secrétaire général ne remporte pas une élection, il est « proposé » par les seuls membres du Conseil de sécurité. Cela démontre l’omnipotence des 15 membres du Conseil qui décident du choix de la personne occupant le rôle le plus important de la plus grande institution multilatérale de la planète.
Avec la division qui règne au sein du Conseil dans le contexte mondial actuel, il est possible que le choix du nouveau secrétaire général soit très difficile. Le Conseil pourrait se retrouver dans une impasse à quelques jours de la fin du mandat de l’actuel secrétaire général. Rien pour redorer la réputation d’une institution déjà sérieusement malmenée.
Le Canada pourrait jouer un rôle constructif et apprécié à moyen terme en élaborant dès 2027 une stratégie à deux volets avec le président de l’Assemblée générale pour rendre le processus de nomination plus démocratique.
Gilles Rivard, Fellow, Institut d'études internationales de Montréal (IEIM)
Institut d'études internationales de Montréal (IEIM)
