Mesurer la ville : de la biodiversité au bien-être

Vendredi 26 mai 2023, 12h00-14h00, DS-2950 et en ligne

La conférence-atelier aura lieu le vendredi 26 mai, de 12h à 14h, au local DS-2950 et sur zoom .

Avec

Oliver Hillel, conférencier, ex-chargé de programme au Secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité

Lucie K. Morisset, répondante, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, professeure au Département d’études urbaines et touristiques de l’ESG UQAM et chercheure au Centre Cultures Arts Sociétés (CÉLAT)

Résumé

Les dernières publications scientifiques globales et les accords multilatéraux ont mis les projecteurs sur le rôle de l’urbanisation et de la gestion des régions métropolitaines dans la lutte contre les changements climatiques, la dégradation de l’environnement et la protection de la nature. Les dernières conclusions portent aussi sur le besoin urgent de changer l’économie et le paradigme du développement, comme on l’a vu lorsque Montréal a reçu les 8000 délégués à la quinzième conférence de la Convention sur la biodiversité en décembre 2022 (COP15). Il ne s’agit seulement de penser à l’impact direct de l’expansion urbaine sur les aires protégées, les zones humides et les réserves des populations autochtones et traditionnelles, mais aussi de mesurer la façon dont le design et la consommation urbaines des millions des citoyens en quête de bien-être suscitent des empreintes tentaculaires sur toutes les ressources de la planète : de l’atmosphère à la surface terrestre et marine, aux mines à plus de 3 km de profondeur ou même 10, aux cas des océans. On parle de l’urgence d’une transformation radicale, une décroissance, d’un changement dès la base vers un nouveau mode de vie, voire une nouvelle ville.

Or, comme en témoignent les débats à l’occasion de cette conférence, les villes sont aussi des laboratoires d’innovation, de métissage, de création et de génération de richesses et de diversité culturelle et historique. Plusieurs visions d’une ville égalitaire, plus harmonieuse avec son passé, et bien intégrée à sa vocation écologique sont au moins partiellement testées. On a exploré des villes éponges d’eau mais aussi de patrimoine, de diversité et d’identité culturelles. Le WEF a proposé des « biodivercities », la ville-Etat de Singapour appelait à un design urbain entremêlé de jardins naturels en connectivité avec ses alentours. Les acteurs territoriaux, les investisseurs et développeurs urbains et la société en général sont appelés à mettre en œuvre, en urgence, le mot de l’urbaniste écossais Patrick Geddes: penser global et agir local.

Dans un dynamique de dialogue et participation, cette conférence atelier sera l’occasion de discuter autour de deux grandes questions :

  • Comment mettre la contribution de la nature et des écosystèmes au service du bien-être urbain ? Comment intégrer la nature dans le patrimoine urbain, et vice versa?
  • Quelle configuration peut-on imaginer pour une biodivercité : son design, ses opérations, sa métrique, et comment la mettre en oeuvre ? Quels professionnels seront requis ? Quel est le rôle des établissements d’enseignement et de recherche ?

 

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Créé en 2002, l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) est un pôle d’excellence bien ancré dans la communauté montréalaise. Les activités de l’IEIM et de ses constituantes mobilisent tant le milieu académique, les représentants gouvernementaux, le corps diplomatique que les citoyens intéressés par les enjeux internationaux. Par son réseau de partenaires privés, publics et institutionnels, l’Institut participe ainsi au développement de la « diplomatie du savoir » et contribue au choix de politiques publiques aux plans municipal, national et international.

Ma collaboration avec l’IEIM s’inscrit directement dans le souci que j’ai toujours eu de livrer au public une information pertinente et de haute qualité. Elle s’inscrit également au regard de la richesse des travaux de ses membres et de son réel engagement à diffuser, auprès de la population, des connaissances susceptibles de l’aider à mieux comprendre les grands enjeux internationaux d’aujourd’hui. Par mon engagement direct dans ses activités publiques depuis 2010, j’espère contribuer à son essor, et je suis fier de m’associer à une équipe aussi dynamique et impliquée que celle de l’Institut.

Bernard Derome

À l’occasion de la rentrée universitaire 2023-2024, le président de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) s’est prononcé sur la situation géopolitique mondiale.

« L’ordre mondial, tel que l’on l’a connu depuis la fin de la guerre froide, est complètement bousculé avec des rivalités exacerbées entre les grandes puissances et des impérialismes démesurés. »

– Bernard Derome

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