L’IEIM vous présente Sara Germain, doctorante en communication à l’UQAM

Responsable des projets spéciaux à l'IEIM, elle est également chercheuse associée à l’OCCAH, 15 avril 2024

Sara Germain est candidate au doctorat en communication, et agit comme responsable des projets spéciaux à l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) où elle coordonne les formations offertes dans le cadre de l’Institut de la diplomatie du Québec. À travers son parcours, elle incarne une fusion harmonieuse entre l’académique et l’activisme, une personnalité où la passion pour la recherche se mêle à l’engagement social.  

Son parcours académique débute avec un certificat en coopération internationale avant de s’orienter vers un baccalauréat en communication politique à l’Université de Montréal, qu’elle achèvera plus tard à la Faculté des relations internationales de Saint-Pétersbourg en Russie. Son désir d’approfondir ses connaissances l’a également menée à entreprendre une maîtrise en communication avec une spécialisation en médias sociaux numériques à l’UQAM. Aujourd’hui elle effectue une thèse de doctorat en communication, sous la direction de la professeure Mélanie Millette. 

N’ayant préalablement pas planifié faire ce parcours académique – encore moins une thèse – au commencement de ses études, Sara confie qu’elle avait toujours voulu faire carrière dans le développement international, domaine auquel elle s’était déjà frottée quelques fois.  

« Quand j’ai terminé mon bac, je voulais vraiment plus travailler en développement international. C’est un peu par la force des choses que je me suis laissée prendre «au piège » de la recherche. […] J’ai reçu un courriel du directeur de mon programme me disant que j’étais éligible à des bourses. Je n’avais jamais entendu parler du FRQ, mais par curiosité je me suis dit que j’allais appliquer et voir ce que ça donne. » 

Sara indique d’ailleurs que deux éléments ont motivé sa décision à faire un doctorat. Tout d’abord, sa directrice de thèse dont le parcours l’a énormément inspirée, et ensuite son sens du militantisme qu’elle elle a voulu joindre à sa carrière académique. En effet, grande militante des droits humains en général et des femmes en particulier, la recherche doctorale de Sara porte sur le militantisme féministe, plus singulièrement sur les militantes féministes de la diaspora russophone au Canada. Elle essaie de comprendre comment elles utilisent les technologies numériques pour continuer leurs pratiques militantes à partir du Canada. Plus largement, elle explore la façon dont les diasporas peuvent être des vecteurs d’influence et de transformation sociale sur les États à partir de la technologie numérique. 

« Je veux vraiment étudier la différence entre le féminisme canadien et le féminisme russe. Je veux voir aussi comment le féminisme des militantes de la diaspora russophone au Canada se transforme à travers leur présence au Canada. » 

Au-delà de son rattachement à l’IEIM, elle est affiliée au Laboratoire de l’influence (LabFluens) et chercheuse associée à l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires (OCCAH). Elle collabore également à divers groupes de recherche féministes, soit l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) et le Réseau québécois en études féministes (RéQEF).  

Le parcours professionnel de Sara est un témoignage vivant de son engagement indéfectible envers les causes qui lui tiennent à cœur. Forte de ses connaissances académiques et de sa passion pour les droits humains et la coopération internationale, Sara a tracé un chemin professionnel riche et diversifié. Dès ses premières expériences, elle s’est investie dans des projets de défense des droits humains, où elle a pu mettre à profit ses compétences en communication et sa compréhension des enjeux internationaux. Elle a travaillé à temps plein pendant ses premières années au baccalauréat avec le Centre international de solidarité ouvrière (CISO), où elle faisait de la sensibilisation du public. Suivant l’obtention de son diplôme, elle déposera ses valises en Tunisie pour un stage de six mois au sein d’Alternatives, une organisation de solidarité qui œuvre pour la justice, l’équité et les droits économiques, sociaux, politiques, civils, culturels et environnementaux.  
Entre la fin de sa maitrise et le début de son doctorat, elle a travaillé pendant une année au Guatemala comme coopérante volontaire en communication avec le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), une autre organisation de solidarité internationale. Forte de son intérêt pour ce secteur, elle continue de s’y impliquer comme bénévole. 

Aujourd’hui, elle travaille au sein du Conseil des Montréalaises pour la Ville de Montréal, où elle s’est engagée activement dans la promotion de l’égalité des femmes. Son rôle au sein de cette organisation lui a permis de conjuguer ses compétences en communication avec son désir de contribuer à la construction d’une société plus juste et équitable. 

Pour finir, elle nous confie que ses perspectives professionnelles après son doctorat ne sont pas encore claires. En effet, elle considère ses recherches au doctorat comme étant un travail à temps plein, et préfère focaliser son attention sur ses études pour le moment. Malgré une passion marquée pour la recherche, elle avoue que les exigences rigoureuses du milieu académique la dissuadent quelque peu dans la poursuite d’une carrière dans ce domaine. Elle fait part de son intérêt pour une carrière au niveau de la fonction publique, par exemple au niveau d’Affaires mondiales Canada.

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À l’occasion de la rentrée universitaire 2023-2024, le président de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) s’est prononcé sur la situation géopolitique mondiale.

« L’ordre mondial, tel que l’on l’a connu depuis la fin de la guerre froide, est complètement bousculé avec des rivalités exacerbées entre les grandes puissances et des impérialismes démesurés. »

– Bernard Derome

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