Appel de communication dans le cadre du colloque

L’art de lire des philosophes. Théorie et pratique de la lecture des textes chez les philosophes de l’âge classique

Date limite: 30 avril 2010, 30 avril 2010

Colloque international co-organisé par
Le CERPHI (CNRS UMR 5037)
La Chaire UNESCO-UQAM de philosophie au Canada
Le département de philosophie de l’Université de Liège

Sous la responsabilité de
Josiane Boulad-Ayoub (UQAM)
Delphine Kolesnik (ENS de Lyon)
Alexandra Torero-Ibad (ULg)

ENS de Lyon
Printemps 2011

Ce colloque se propose d’examiner le rapport des philosophes de l’âge classique aux textes, à travers l’angle spécifique de leur manière de lire, c’est-à-dire d’expliquer et d’interpréter, de critiquer ou d’interroger, non les livres en général, mais bien tel ouvrage ou tel extrait en particulier.

Ce rapport peut être saisi dans son exercice mais aussi, le cas échéant, dans sa théorisation, c’est-à-dire au moment précis où les philosophes nous disent comment ils lisent et/ou comment il faut lire, sans que les dimensions théorique et pratique se recouvrent toujours.

Les lectures prennent des formes différentes selon qu’il s’agit de lire un texte philosophique ou non, un ouvrage complet ou des passages ciblés, son propre texte ou celui d’autrui, le texte d’un Ancien ou celui d’un Moderne, des Historiæ ou des fictions… En outre, le rapport à un texte est aussi un rapport à son auteur, et les modes de lecture engagent un rapport à l’autorité qui peut par exemple, mais de façon non exclusive, s’illustrer dans des usages singuliers de la citation.

Ainsi, la façon dont les philosophes lisent d’autres philosophes nous instruit tout autant sur la relation qu’ils entretiennent avec ces derniers que sur la façon dont ils souhaitent explicitement ou souhaiteraient, eux-mêmes, être lus. C’est sans doute pour cette raison que les théorisations de l’art de lire s’effectuent le plus souvent sur fond de polémiques, c’est-à-dire de réponses à des critiques effectives ou anticipées, de son propre travail ou de ce que l’on considère comme acquis dans le travail d’autrui.

La lecture par les philosophes de textes non philosophiques est tout aussi riche d’enseignements. Les modes de lecture de la Bible constituent à eux seuls un prisme à travers lequel se jouent le rapport de la philosophie à la théologie et le statut du texte biblique lui-même. La distinction entre l’interprétation et l’explication pourra trouver ici un lieu d’application fécond. Dans un registre différent, on pourra aussi s’attacher à la façon dont les philosophes de l’âge classique lisent fictions et romans, alors qu’eux-mêmes sont parfois constructeurs de fictions ; ou encore au rapport des philosophes aux textes dits scientifiques, puisque c’est parfois le genre même de ces derniers qui est mis en cause, au nom d’une certaine conception de la vérité et de son rapport à ce qui est « ancien » ou « nouveau ».

Enfin, ces approches pourront être complétées par la prise en considération de ce que les philosophes disent des types de lecteurs – les hommes et les femmes, les doctes et les gens de la Cour, ceux qui connaissent le latin et ceux qui ne le connaissent pas…
Ces quelques pistes, loin de se vouloir exhaustives, invitent à examiner dans leurs différentes dimensions les pratiques de lecture des philosophes pour se demander si, au-delà de la diversité des objets et des enjeux, on pourrait voir se dessiner un art de lire propre à l’âge classique.

Pluridisciplinaire et international, ce colloque souhaite conjuguer des approches philosophiques, littéraires, historiques et scientifiques de cette question.

Nous serions heureuses que vous nous fassiez parvenir vos propositions de communication (titre et résumé de 100-150 mots), en français ou en anglais, avant le 30 avril 2010.

Josiane Boulad-Ayoub (boulad-ayoub.josiane@uqam.ca)
Delphine Kolesnik (delphine.kolesnik@ens-lyon.fr)
Alexandra Torero-Ibad (a.torero@gmail.com)

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