Invitation au colloque sur le mouvement populaire VENEZUÉLIEN – Vers le Forum social mondial de Caracas de janvier 2006

Ce colloque aura lieu les 16 et 17 septembre prochains à l'UQAM et est organisé par le Collectif du réseau EN DÉFENSE DE L'HUMANITÉ.

Le mouvement populaire VENEZUÉLIEN, Vers le Forum social mondial de Caracas, janvier 2006.

PRÉSENTATION DU COLLOQUE

Il s’agit de faire connaître les changements sociaux et politiques
importants qui se produisent depuis quelque temps au Venezuela. Le
gouvernement Chavez a mis sur pied une politique centrale pour contrer
les accords commerciaux tels que la ZONE DE LIBRE ÉCHANGE DES AMÉRIQUES
(ZLEA). Cette politique s’appelle l’ALTERNATIVE BOLIVARIENE POUR LES
AMÉRIQUES (ALBA).

L’ALBA protège le droit des gouvernements de légiférer contre la volonté
des multinationales et le gouvernement Chavez a déjà prouvé son sérieux
en la matière en faisant passer la rente pétrolière, soit le pourcentage
de la valeur du pétrole que les multinationales doivent payer au
Venezuela pour pouvoir continuer à exploiter la richesse, de 1% qu’elle
était avant Chavez à 17%, puis à 50% cette année. Cette taxe sur les
profits des multinationales sert à financer le plus vaste chantier de
droits sociaux en cours dans les 3 Amériques.

Pendant ce temps, dans cette Amérique latine qui a vu l’Argentine
sombrer dans la déchéance économique et sociale pour avoir aveuglément
appliqué la recette néolibérale, les mouvements sociaux s’activent,
revendiquent et se questionnent sur les politiques sociales du
gouvernement Chavez. En Bolivie les autochtones revendiquent la
re-nationalisation du gaz naturel, en Équateur il revendiquent leur part
de la richesse du pétrole, les mouvements sociaux du Brésil continuent
de lutter malgré le scandale qui frappe le gouvernement Lula.

Cela soulève une réflexion pour nous au Québec, alors que nos
politiciens tentent de privatiser nos ressources naturelles à commencer
par l’eau, alors qu’ils veulent baisser l’impôt des corporations et
réduire nos protections sociales.

Au Vénézuéla, la mondialisation fait, là-bas comme ici, des ravages. Des
usines, des entreprises ferment, s’en vont en Chine ou ailleurs. Le
Gouvernement Chavez annonce que les entreprises qui fermeront seront
nationalisées et remises à leurs travailleurs et travailleuses pour être
relancées par eux avec l’aide du gouvernement, démontrant par là qu’une
autre politique est possible si on ose dire non au néolibéralisme.

La liste des décisions politiques qui vont directement à l’encontre des
politiques néolibérales s’allonge: réforme agraire, coopératives
agricoles prises en charge par les paysans eux-mêmes, logement social
dans les villes et les campagnes, et bien d’autres.
Avec l’aide des Cubains qui fournissent médecins, dentistes, professeurs
et techniciens, la santé, l’alphabétisation, l’éducation, le sport,
deviennent des accessibles et gratuits pour tous. De vastes programmes
ont vu le jour, l’alphabétisation, l’éducation primaire, secondaire et
même universitaire pour tous, projettent à l’avant scène sociale et
politique des couches entières de la population qui avaient toujours été
ignorées.

Ces bouleversements sociaux provoquent aussi une redéfinition des
organisations syndicales. La vieille confédérations syndicale CTV a été
compromise dans les tentatives patronales pour écarter la démocratie: un
coup d’état raté, une grève patronale dans le pétrole, un référendum
contre Chavez, tout cela a échoué.

En rupture avec ce syndicalisme compromis, une nouvelle centrale
syndicale a été mise sur pied, l’UNION NATIONALE DES TRAVAILLEURS. Sa
naissance est le fruit direct de la soi-disant grève du pétrole en
2002-2003 qui était un fait, un lock-out patronal visant à jeter le pays
dans le désordre et à renverser le gouvernement. Ce seront finalement
les travailleurs, rompant avec les directives de leurs patrons et des
dirigeants syndicaux de la CTV, qui répareront les équipements sabotés
et remettront en marche les raffineries du pays. Cette prise de contrôle
par les travailleurs a non seulement provoqué la rupture avec la CTV et
la création de l’UNT, elle a propulsé le débat sur le contrôle ouvrier
sur les moyens de production et le débat connaît maintenant un élan
majeur avec la décision de nationaliser les usines fermées.

Bref, tout au Vénézuéla nous interpelle, nous qui au Québec, subissons
la propagande néolibérale.

Une autre politique est possible, un autre monde est en marche, un autre
monde est possible. Mettre l’intérêt des couches populaires de l’avant,
favoriser la participation populaire, légiférer pour garantir leurs
droits, rétablir la souveraineté nationale sur les richesses et s’en
servir pour financer les programmes sociaux, Tout cela n’est qu’une
partie des questions soulevées.

Nous vous invitons à venir partager cette réflexion les 16 et 17
septembre à l’UQAM.

Collectif du réseau EN DÉFENSE DE L’HUMANITÉ

Relayé par Georges leBel, Sciences juridiques


PROGRAMME DU COLLOQUE

VENDREDI 16 SEPTEMBRE 19H00
-rappel des évènements historiques – Jacobo Torres
-conjoncture actuelle et mouvements sociaux -Marlyn Zerpa
-le Venezuela dans l’Amérique latine – Dorval Brunelle
-les mouvement sociaux au Québec face à l’Amérique latine : Robert
Jasmin, ATTAQ
-discussion entre les panélistes et l’assistance

SAMEDI 17 SEPTEMBRE 9H30
-court rappel des débats de la veille – Georges Lebel
-le mouvement syndical Vénézuélien dans la tourmente – Jacobo TORRES
-participation populaire aux transformations sociales – Marlyn ZERPA
-vers le Forum social mondial de janvier 2006 à Caracas – personne à
déterminer
-discussion entre les panélistes et l’assistance

Le tout se terminera vers 12h30 samedi

Partenaires

Banque ScotiaMinistère des Relations internationales et de la Francophonie | Québec Faculté de science politique et de droit | UQAM

Institut d’études internationales de Montréal (IEIM)

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« L’ordre mondial, tel que l’on l’a connu depuis la fin de la guerre froide, est complètement bousculé avec des rivalités exacerbées entre les grandes puissances et des impérialismes démesurés. »

– Bernard Derome

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