Les Cahiers du CIRDIS

Développement international, mouvements sociaux et innovations dans les Suds

Sous la direction de Marie-Nathalie Leblanc et Stéphane Bernard

Développement international, mouvements sociaux et innovations dans les Suds Actes du colloque étudiant Les Cahiers du CIRDIS – Collaboration spéciale No 2015-01 Sous la direction de Marie Nathalie LeBlanc Stéphane Bernard

INTRODUCTION. DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL, MOUVEMENTS SOCIAUX ET INNOVATIONS DANS LES SUDS Stéphane Bernard et Marie Nathalie LeBlanc STRATÉGIES DE DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE À L’ÉCHELLE DU BASSIN VERSANT TRANSFRONTALIER DE L’USUMACINTA (MEXIQUE ET GUATEMALA) Jérome Gandin MOUVEMENTS SOCIAUX URBAINS ET MÉGA-ÉVÉNEMENTS SPORTIFS À RIO DE JANEIRO : UNE LUTTE POUR LE DROIT À LA VILLE Mathieu Labrie LA MISE EN OEUVRE PARADOXALE DE LA FISCALITÉ LOCALE AU BÉNIN. UNE ANALYSE PRÉLIMINAIRE DU REGISTRE FONCIER URBAIN Claire Simonneau ÉCOLOGIE POLITIQUE DU DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCOTOURISME DANS LES AIRES PROTÉGÉES DES PAYS DU SUD : LE CAS DE CHI PHAT DANS LA RÉGION DES CARDAMOMES AU CAMBODGE Jonathan Tardif LA CONTRIBUTION DES TERRES DE FEMMES À LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE EN BOLIVIE Cécile Collinge VIOLENCE ET GENRE : LE RÔLE DES FEMMES EN SITUATION DE CONFLIT AU PÉROU Émilie Martinak Introduction Développement international, mouvements sociaux et innovations dans les Suds Stéphane Bernard Département de géographie, Université du Québec à Montréal Marie Nathalie LeBlanc Département de sociologie, Université du Québec à Montréal Ces actes réunissent les communications qui furent présentées lors du Colloque étudiant : Développement international, mouvements sociaux et innovations dans les Suds. Ce colloque,organisé par le CIRDIS en 2013, portait sur divers enjeux humains, naturels, urbains dans les pays du sud global qui interpellent les divers acteurs de mouvements sociaux nationaux, locaux et internationaux à travers des pratiques novatrices. Nombreuses sont les études de cas récentes réalisées tant dans les milieux ruraux qu’urbains qui tendent à démontrer que les processus à l’oeuvre dans le cadre de la mondialisation néolibérale et l’intensification de la marchandisation des territoires qui en découle contribuent à la fermeture de l’accès aux territoires sur lesquels se fondent la subsistance des populations locales. Cela est vrai tant du point de vue du substrat physique en lui-même (sols, forêts et ressources qui s’y trouvent et où se confrontent les droits d’usages communaux et la propriété foncière libérale) que de la participation au processus décisionnel qui vise à définir les règles qui encadrent l’accès. Cela interpelle directement la gouvernance de ces «espaces» et évoque au passage les processus d’appropriations/d’exclusions qui s’y jouent projetant la discussion sur un répertoire élargi de relations sociales pouvant « contraindre ou faciliter l’accès aux ressources ». Autrement dit, l’étude des tenants et aboutissants de la mise en valeur des ressources territoriales y compris les ressources naturelles et humaines qui composent le territoire touchant la logique des modes de développement poursuivis par les États et les sociétés est au coeur de la discussion portée par les six articles inclus dans ces actes. Ces derniers accordent une attention spéciale aux liens qui unissent le développement économique à la gestion et l’aménagement du territoire urbains et ruraux et aux transformations de l’organisation de l’espace et des modes de vie qui en découlent. La question de l’appropriation des ressources et les problèmes d’accès pour la subsistance des populations locales occupent une place de premier plan dans le champ des études sur le développement. Les « nouvelles conditions » régulent l’accès aux ressources notamment à travers les formes d’appropriations foncières à l’oeuvre, qu’elles soient générées par la mise en place d’aires protégées pour le développement de l’écotourisme, de projets d’aménagements durables de bassins versants transfrontaliers portés par des communautés locales ou encore la mise en oeuvre de nouveaux régimes et d’outils de gestion du foncier dans les villes des pays en développement – un préalable au développement de mégaprojets d’infrastructures pour la tenue de grands événements internationaux comme la Coupe du monde de soccer ou les Jeux olympiques – sont autant d’exemples qui illustrent la complexité des nouvelles dynamiques foncières émergentes sur le globe. Tout cela découle de l’intensification de la convoitise sur les ressources foncières; dynamique dans laquelle la place des populations locales est constamment remise en question. Cela génère au passage de nombreuses tensions et des résistances alors que l’hégémonie du modèle occidentale et les « outils » de développement dont il fait la promotion se heurtent à la diversité et la complexité des réalités locales sur le plan culturel ce qui inclut les modes de gestions différentiels régulant l’accès aux ressources. Il est ici question de l’arrimage des besoins des échelles locale, nationale et internationale et la complexité des jeux d’acteurs qui se confrontent. Pour lire le Cahier complet:

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