Défenseure multilingue de l’apprentissage, Arpi Hamalian reçoit un prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations

22 juin 2016, Arpi Hamalian

Membre du CIRDIS et véritable chef de file à Concordia en matière d’andragogie, elle a mentoré plus de 300 étudiants et étudiantes des cycles supérieurs.

« Je suis profondément honorée de recevoir ce prix », témoigne Arpi Hamalian, professeure agrégée au Département des sciences de l’éducation.

Le dimanche 29 mai, à l’occasion du congrès 2016 des sciences humaines, la professeure Hamalian a reçu un prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations de l’Association canadienne pour l’étude de l’éducation des adultes (ACÉÉA).

Sa candidature avait été soumise par des étudiantes et étudiants en andragogie du Département des sciences de l’éducation de Concordia.

Une professeure visionnaire

« Je suis heureuse que le flambeau passe avec succès à une nouvelle génération d’universitaires et de praticiens en andragogie. C’est signe que l’Université Concordia est à l’avant-garde du domaine au Canada », se réjouit la chercheuse.

Arpi Hamalian a entamé sa carrière en 1969 dans l’enseignement de l’anthropologie médicale et rurale à l’Université américaine de Beyrouth. Elle a ensuite donné des cours de sociologie à l’Université Haigazian (Beyrouth) avant de se joindre en 1974 à Concordia, où elle a instauré le programme de maîtrise en théorie de l’éducation.

« Défenseure multilingue de l’apprentissage permanent, madame Hamalian se distingue aussi comme professeure, praticienne, érudite et chef de file universitaire », a déclaré Maurice Taylor, président du comité des prix, en lui remettant sa récompense.

Elle assure par ailleurs le rôle de mentore ainsi que de directrice de stage, de mémoire et de thèse auprès de plus de 300 étudiants et étudiantes en andragogie.

Dans le cadre de ses travaux, elle s’est vu octroyer de multiples honneurs et prix à l’échelle locale, nationale et internationale.

Créatrice des programmes de certificat, de mineure et de baccalauréat en andragogie en 1979, elle a aussi instauré le diplôme de 2e cycle en andragogie ainsi que les concentrations à la maîtrise et au doctorat.

Elle est réputée au Canada comme à l’étranger pour ses recherches sur les associations féminines d’épargne différée ainsi que sur les programmes d’éducation offerts dans les campagnes et aux réfugiés.

Chef de file à l’intérieur comme à l’extérieur des salles de classe

Directrice du Département des sciences de l’éducation de 1978 à 1981, Arpi Hamalian a géré le programme de théorie de l’éducation à plusieurs reprises. Elle a également mené avec succès une campagne de titularisation pour l’Association des professeurs de l’Université Concordia, dont elle a été présidente. Enfin, elle a assuré à deux reprises la direction de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université.

Directrice de l’Institut Simone-De Beauvoir de 1986 à 1991, elle a contribué à faire reconnaître les études des femmes au sein de l’institut, dont elle est membre à vie.

« J’ai toujours axé mes travaux sur des approches et méthodes interdisciplinaires, que ce soit dans le cadre de mes recherches, de mes publications ou de ma pratique sur le terrain et dans la communauté, ou encore dans la validation de récits », poursuit-elle.

Elle tient du reste à vanter les mérites d’André Roy, doyen de la Faculté des arts et des sciences, qui a toujours soutenu sa démarche.

Redonner aux communautés d’ici et d’ailleurs

Arpi Hamalian s’est grandement impliquée au sein de la communauté élargie, en particulier auprès des femmes en maison de transition − par l’intermédiaire de l’Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry − ainsi qu’à titre de présidente de laFondation Thérèse F. Casgrain.

Elle a par ailleurs travaillé avec différents comités de l’UNESCO en vue de protéger le patrimoine immatériel et les langues autochtones ainsi que de négocier l’établissement de réserves de biosphère au Québec et la mise en œuvre du Cadre d’action de Belém.

La professeure Hamalian soutient depuis longtemps les bibliothèques, notamment les bibliothèques Carnegie qu’on retrouve partout en Amérique du Nord, la bibliothèque Atwater ici à Montréal, de même que des projets dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver.

« La distinction que m’accorde l’ACÉÉA ouvre la porte aux associations internationales auxquelles elle appartient et avec qui je travaille », se réjouit-elle.

Elle continue de collaborer à trois volets du Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société de l’UQAM. Du reste, elle a participé à l’organisation des rencontres du Conseil international d’éducation des adultes, tenues à Montréal en juin 2015 et dirigées par l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes.

D’ailleurs, l’ACÉÉA et la Fondation Carold y ont pris part avec douze étudiants bénévoles en andragogie de Concordia. « Ces événements ont souligné la contribution internationale de l’Université à la théorie et à la pratique de l’éducation des adultes ainsi qu’à l’apprentissage permanent », explique la professeure.

Une mentore d’exception

Malgré tous les honneurs qu’elle a reçus, Arpi Hamalian est surtout fière des réalisations des quelque 300 étudiantes et étudiants qu’elle a supervisés à Concordia et ailleurs dans le cadre du diplôme de 2e cycle, de la maîtrise et du doctorat.

« Ils et elles sont devenus des figures de proue dans leur pratique, que ce soit en recevant des distinctions canadiennes et internationales, en étant nommés membres de l’Ordre du Canada, ou encore en se voyant octroyer des doctorats honorifiques », poursuit-elle.

Une dizaine d’entre eux se trouvaient justement au congrès pour célébrer leur mentore, dont Audrey Dahl et Constanza Silva, doctorantes et membres de l’ACÉÉA. Celles-ci figuraient au nombre des étudiants qui ont présenté la candidature de la professeure au prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations.

Même avec tous ces égards, Arpi Hamalian ne compte pas se reposer.

« L’apprentissage, la création et la recherche sont le travail de toute une vie, et je suis convaincue que le meilleur reste à venir pour les programmes d’andragogie de l’Université Concordia. »

Article complet

Version anglaise

Partenaires

Banque ScotiaMinistère des Relations internationales et de la Francophonie | Québec Faculté de science politique et de droit | UQAM

Institut d’études internationales de Montréal (IEIM)

Adresse civique

Institut d’études internationales de Montréal
Université du Québec à Montréal
400, rue Sainte-Catherine Est
Bureau A-1540, Pavillon Hubert-Aquin
Montréal (Québec) H2L 3C5

* Voir le plan du campus

Téléphone 514 987-3667
Courriel ieim@uqam.ca
UQAM www.uqam.ca

Un institut montréalais tourné vers le monde, depuis 20 ans!

— Bernard Derome, Président

Créé en 2002, l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) est un pôle d’excellence bien ancré dans la communauté montréalaise. Les activités de l’IEIM et de ses constituantes mobilisent tant le milieu académique, les représentants gouvernementaux, le corps diplomatique que les citoyens intéressés par les enjeux internationaux. Par son réseau de partenaires privés, publics et institutionnels, l’Institut participe ainsi au développement de la « diplomatie du savoir » et contribue au choix de politiques publiques aux plans municipal, national et international.

Ma collaboration avec l’IEIM s’inscrit directement dans le souci que j’ai toujours eu de livrer au public une information pertinente et de haute qualité. Elle s’inscrit également au regard de la richesse des travaux de ses membres et de son réel engagement à diffuser, auprès de la population, des connaissances susceptibles de l’aider à mieux comprendre les grands enjeux internationaux d’aujourd’hui. Par mon engagement direct dans ses activités publiques depuis 2010, j’espère contribuer à son essor, et je suis fier de m’associer à une équipe aussi dynamique et impliquée que celle de l’Institut.

Bernard Derome

À l’occasion de la rentrée universitaire 2023-2024, le président de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) s’est prononcé sur la situation géopolitique mondiale.

« L’ordre mondial, tel que l’on l’a connu depuis la fin de la guerre froide, est complètement bousculé avec des rivalités exacerbées entre les grandes puissances et des impérialismes démesurés. »

– Bernard Derome

Inscrivez-vous au Bulletin hebdomadaire!


Contribuez à l’essor et à la mission de l’Institut !