Bernard Derome, président de l’IEIM, reçoit la Médaille de l’UQAM

La cérémonie a eu lieu à l'UQAM le 6 mai 2022

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) a rendu hommage au président de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM), ancien chef d’antenne et journaliste réputé, Bernard Derome, en lui attribuant la Médaille de l’UQAM, l’une des plus importantes distinctions décernées par l’Université. La cérémonie, animée par le journaliste et diplômé Gérald Fillion (B.A. communication, 1998), a eu lieu le 6 mai en présence de la rectrice de l’UQAM, Magda Fusaro, du directeur de l’IEIM, le professeur François Audet, et d’une centaine d’invités, dont la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly. Le premier ministre du Québec François Legault, l’ancienne première ministre du Québec, Pauline Marois, et la cheffe d’antenne à Radio-Canada Céline Galipeau, ont participé à distance en offrant un témoignage sur vidéo.

Par ce geste, l’Université reconnaît la très haute qualité de l’engagement universitaire de Bernard Derome ainsi que ses réalisations exceptionnelles dans le domaine du journalisme et sa contribution remarquable au rayonnement du Québec sur la scène internationale.

À l’occasion de la lecture de l’éloge, la rectrice, Magda Fusaro, a rappelé le parcours remarquable de Bernard Derome dans le milieu de l’information télévisuelle, son apport indéniable au métier de journalisme au Québec, sa volonté infaillible de transmettre une information crédible et juste. « L’ensemble de sa carrière a été guidé par une grande rigueur et un sens de l’éthique irréprochable, a-t-elle déclaré. C’est avec une grande fierté que l’UQAM rend hommage à son engagement envers le bien public et met en lumière la richesse de sa contribution à notre université et à la société ».

La médaille que l’UQAM me décerne est un très grand honneur que je reçois avec émotion, se réjouit Bernard Derome. C’est un privilège que d’être associé à l’UQAM qui, depuis sa création, est cette terre d’accueil et d’ouverture à la démocratisation de la connaissance et l’acquisition des savoirs.

Figure de proue de l’information

Bernard Derome a su s’ancrer comme un incontournable des grands rendez-vous en information télévisuelle du Québec. Son arrivée à Radio-Canada en 1965 le mènera rapidement au bulletin de nouvelles du soir de la région métropolitaine. La Crise d’Octobre marque en 1970 son entrée à l’âge de 26 ans au Téléjournal, où il occupera la fonction de chef d’antenne pendant plus de 30 ans.

Grâce à sa curiosité, son audace et son écoute, ce communicateur de grand talent est de celles et ceux qui ont défriché le terrain d’un métier pour lequel il n’existait alors aucune formation. En plus de jeter les bases des techniques du direct appliquées à la nouvelle d’actualité, il a contribué à maintes transformations du métier, notamment en posant les jalons d’une pratique modernisée, guidée par l’éthique.

Animé par cette valeur cardinale, M. Derome a proposé à Radio-Canada deux changements de paradigme. D’une part, il a fait scinder la lecture de bulletins de nouvelles et l’annonce de publicités télévisuelles, séparant ainsi les sphères privée et publique; d’autre part, il est à l’origine de la fusion des services de nouvelles et des affaires publiques. Ce faisant, il a participé indéniablement à l’évolution du quatrième pouvoir au cours des années 1970. À la même époque, il a offert une formule renouvelée du Téléjournal, telle que nous la connaissons aujourd’hui. Dès 1978, celui qui est considéré comme le premier vrai chef d’antenne au Québec apparaît sur les écrans des téléphiles d’un océan à l’autre du pays.

Témoin privilégié des grands bouleversements sociaux, économiques, politiques et culturels nationaux et internationaux, il saura amener le public à mieux comprendre ces événements et leur portée grâce à son ton posé, ses propos éclairés, son regard objectif et son style sobre. Encore aujourd’hui, les nombreux projets qu’il mène sont marqués par cette authentique approche.

En préconisant la réflexion, la patience, l’exactitude des faits et la préparation idoine pour présenter du contenu crédible, il a su capter son auditoire et participer à l’émancipation intellectuelle, citoyenne et culturelle de la société québécoise, dont il couvrira les moments charnières. Des quelque 23 élections provinciales et fédérales qu’il a suivies émergera sa désormais consacrée expression : « Si la tendance se maintient. »

Le caractère exceptionnel de sa carrière a été souligné à maintes reprises par de prestigieuses distinctions dont le Grand Prix de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision en 1992 et la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale du Québec en 2009. Il a également été nommé Membre de l’Ordre du Canada en 1994, Chevalier de l’Ordre de la Pléiade de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie en 2000 et Officier de l’Ordre national du Québec en 2006.

En 2016, il a obtenu le Prix du Québec Guy-Mauffette, qui gratifie l’excellence et la contribution exceptionnelle de sa carrière. Généreux, il a versé le montant reçu à la Fondation de l’UQAM, qui créa les Bourses Bernard-Derome, consacrées à la relève journalistique. Son implication sans relâche depuis janvier 2010 comme président de l’Institut d’études internationales de Montréal, rattaché à la Faculté de science politique et de droit, fait rayonner ce champ d’expertise dans lequel l’UQAM se démarque.

La Médaille de l’UQAM

La Médaille de l’UQAM est une distinction décernée à des personnes en reconnaissance de leur contribution remarquable à la société et qui ont atteint un haut degré de réalisation et de rayonnement ou qui ont rendu d’éminents services à l’Université.

Elle a été conçue par le designer industriel Jacques Desbiens, qui a remporté notamment le concours pour le design de la médaille de l’Ordre de Montréal, en 2016.

Le design de la médaille, moderne et épuré, représente la progression vers la connaissance. La médaille évoque également le clocher de l’église de Saint-Jacques annexé au pavillon Judith-Jasmin, un élément architectural iconique du campus de l’UQAM et du Quartier latin.

Source
Communiqué de presse
Julie Meunier, conseillère en communication
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications, UQAM

Crédit photo : Amélie Escobar

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Ma collaboration avec l’IEIM s’inscrit directement dans le souci que j’ai toujours eu de livrer au public une information pertinente et de haute qualité. Elle s’inscrit également au regard de la richesse des travaux de ses membres et de son réel engagement à diffuser, auprès de la population, des connaissances susceptibles de l’aider à mieux comprendre les grands enjeux internationaux d’aujourd’hui. Par mon engagement direct dans ses activités publiques depuis 2010, j’espère contribuer à son essor, et je suis fier de m’associer à une équipe aussi dynamique et impliquée que celle de l’Institut.

Bernard Derome

À l’occasion de la rentrée universitaire 2023-2024, le président de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) s’est prononcé sur la situation géopolitique mondiale.

« L’ordre mondial, tel que l’on l’a connu depuis la fin de la guerre froide, est complètement bousculé avec des rivalités exacerbées entre les grandes puissances et des impérialismes démesurés. »

– Bernard Derome

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