Colloque international - Modification du lieu du colloque

Bachand, Rémi – « L’intersectionnalité dans les études internationales ».

Jeudi 17 et vendredi 18 mai 2012, Institut Goethe, 418 rue Sherborroke Est

Les catégories d’analyse et leur interaction

Enjeux épistémologiques de l’intersectionnalité

Ontologie et fonction des catégories

Colloque interdisciplinaire organisé par le Centre d’études sur le droit international et la mondialisation dans le cadre de son cycle de colloque 2011-2012. Ce colloque se déroulera les 17 et 18 mai 2012. Programme Inscriptions
Problématique Un apport important du féminisme Noir aux États-Unis a été de faire remarquer qu’alors que les analyses féministes mainstream ne semblaient s’intéresser qu’aux femmes blanches, les analyses « racialisées » (tirées des Race theories) elles, ne semblaient s’intéresser qu’à l’homme Noir. Dans un cas comme dans l’autre, la condition véritable des femmes Noires se voyait exclue de facto des recherches qui prétendaient pourtant être vouées à l’étude de leur condition et, ultimement, à leur émancipation. En France, des remarques semblables ont été faites à l’endroit de l’évacuation des classes sociales des analyses féministes (et critiques de façon plus large) tout autant que de celle des questions de genre dans les réflexions marxistes. Parallèlement, dans le champ des études internationales et particulièrement du droit international, certains courants théoriques se sont mis à utiliser le concept de Tiers-monde pour décrire la réalité des peuples victimes du colonialisme et de l’impérialisme. Or, les auteurs et auteures utilisant ce concept se sont à leur tour fait critiquer pour ne pas avoir considéré que les réalités politiques, sociales, économiques et culturelles de ce qu’ils appelaient le « Tiers-monde » étaient trop complexes et diversifiées pour être réunies à l’intérieur d’un seul et même concept. Dans tous les cas, les critiques pointent vers un même argument : celui visant ce que les féministes ont appelé l’essentialisation des « catégories de différences » et qui renvoie, d’une certaine façon, à une réification des situations d’oppression. En réponse à ces critiques, les auteures et auteurs travaillant sur l’intersectionnalité ont fait remarquer que l’utilisation d’une multitude de catégories d’analyse avait comme intérêt de complexifier chacune d’entre elles et d’agir comme contre-tendance à cette essentialisation (et cette réification). Des craintes ont toutefois été exprimées à l’effet qu’une croissance trop importante du nombre de ces catégories (auxquelles certains ont rajouté l’orientation sexuelle, l’âge, la condition de handicap, etc.) pouvait avoir un effet négatif important sur les capacités de mobilisation et de résistance sur une base affinitaire. Une autre crainte exprimée à l’endroit de ce « tournant identitaire » s’est formulée autour de l’argument selon lequel celui-ci sous-estimerait les enjeux économiques qui ont pourtant un impact important sur l’ensemble des groupes en situation de domination et d’exploitation. Il appert que ces réflexions sur l’intersection des catégories de subordination ont eu une répercussion relativement limitée dans le champ des études internationales. Cette remarque s’applique particulièrement dans la littérature francophone où ces débats sont quasiment inexistants. C’est pour combler cette lacune que le Cédim a pris l’initiative d’organiser ce colloque sur le thème de l’intersectionnalité dans les études internationales. Quand: jeudi 17 et vendredi 18 mai 2012. : Institut Goethe, 418 rue Sherbrooke Est (angle St-Denis et Sherbrooke), métro Sherbrooke

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